Le
noyer commun, Juglans regia fait partie de la famille des Juglandacées.
Outre le genre Juglans cette famille regroupe les genres Carya (carya
est le mot grec du noyer), Pterocarya et Platycarya.
La
noyeraie française est constituée essentiellement
de 6 variétés classiques à fructification terminale
(noix en bout de branches).
Parmi ces variétés on trouve Franquette,
Corne, Marbot et Grandjean,
support de l’AOC Noix du Périgord. Les deux autres
Mayette et Parisienne sont prépondérantes en Isère.
Deux variétés à fructification sur brindilles
latérales (noix tout le long de la branche) complètent
la gamme variétale : Lara très présente en
Lot et Garonne et plus récemment Fernor.
Le noyer est une espèce monoïque
c’est-à-dire qu’un même arbre porte les
fleurs mâles et femelles.
Les
fleurs mâles sont appelées les chatons, pendants et
cylindriques facilement reconnaissables, qui naissent sur les pousses
de l’année précédente.
Les fleurs femelles se développent sur les pousses de l’année,
au printemps.
N’étant pas protégées, ces fleurs craignent
le froid et les gelées printanières peuvent les détruire
annihilant ainsi les futures récoltes.
Les variétés de noyer actuellement plantées
en France sont toutes protandres c’est-à-dire que la
période d’émission du pollen et la période
de floraison femelle ne se chevauchent que très peu de temps.
Si les conditions climatiques ne sont pas favorables à ce
moment là (pluies importantes), l’autopollinisation
(possible en noyer) risque de ne pas être suffisante. Pour
assurer un niveau de production satisfaisant, il est donc nécessaire
d’implanter des pollinisateurs.
Une fleur femelle fécondée donnera bien sûr
une noix dont l’enveloppe charnue verte est appelée
le brou.
Sous le brou on trouve la coquille renfermant le cerneau.
Le
noyer de semis ne reproduit pas fidèlement les variétés.
Il faut donc le greffer en choisissant un porte greffe vigoureux
et la variété de son choix.
Les pépiniéristes procurent aux producteurs des scions
de noyers greffés.
Le noyer se plaît dans des situations de sols argilo calcaires.
Des situations de sols profonds et bien drainés lui conviennent
parfaitement, il craint l’asphyxie racinaire.
Le noyer souffre de peu de maladies : la bactériose et l’anthracnose,
combattues par des pulvérisations de cuivre.
Le ravageur principal du noyer est le carpocapse (le même
ver que celui de la pomme), que l’on arrive à détruire
avec des produits respectueux de la faune auxiliaire ou par confusion
sexuelle.
La stratégie de protection phytosanitaire du noyer s’inscrit
naturellement dans les préoccupations agro-environnementales
actuelles.
 Côté
production, il faut être patient : un noyer, dans les variétés
traditionnelles comme celles reconnues en AOC Noix du Périgord,
commencent à produire autour de 10 ans, il est en pleine
production à l’âge de 12 / 15 ans.
Un hectare de noyer produit en moyenne 3 tonnes
par hectare.
En revanche, un noyer est planté pour plusieurs générations
puisqu’on connaît des noyers centenaires.
|