«Rien n’est perdu dans la noix
sauf le bruit qu’elle fait
en se cassant»
Voici un dicton périgourdin qui prend toute son ampleur quand on lit ce qui suit :
Le brou sert à la fabrication d’une teinture pour les cheveux et le bois.
La noix en brou, ramassée à la Saint Jean, rentre dans la fabrication des liqueurs et du vin de noix.
Les chatons de noyers et les feuilles se prêtent aussi à la fabrication d’un excellent vin de noix.
La coquille ne se jette pas forcément !!!
Pour la petite histoire, Louis XI, par peur de se faire trancher la gorge par son barbier se faisait «araser» la barbe à l’aide de coquilles de noix préalablement chauffées.
Les boulangers l’utilisaient autrefois, réduite en poudre et étalée sur la sole des fours à bois, pour éviter que le pain n’attache à la cuisson.
Aujourd’hui, elle entre dans la composition de boues spéciales destinées au colmatage des fuites dans les forages pétroliers, dans la constitution d’agglomérats à la NASA pour isoler les «tuiles» des navettes spatiales des fortes températures.
On peut avec la coquille de noix broyée, fabriquer des contre-plaqués, de l’aggloméré ou bien encore sabler des façades.
Réduite en poudre de granulométrie très fine, elle sert d’abrasif pour polir des pièces de haute précision en aéronautique.
Enfin, la coquille de noix est un excellent combustible pour enfumer une ruche ou tout simplement démarrer un feu de cheminée.
Quant au bois de noyer, bois noble et précieux, faut-il encore vanter ses qualités auprès des ébénistes tant les ouvrages réalisés dans cette essence sont magnifiques ?
Roll Royce a intégré la ronce de noyer dans le tableau de bord de certaines de ces voitures.
Pendant la guerre de 1914/1918, de nombreux noyers ont été arrachés pour fabriquer des crosses de fusil, aujourd’hui véritables pièces de collection..
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