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RÉSULTATS CONCOURS HUILE DE NOIX 2017
du 8 juin 2017 à Celles/Belle

3 Médailles d'ARGENT

EARL LERISSON
16360 Reignac
(première pression à froid)

LES VERGERS DE BOUREGES
19500 Meyssac

SCEA DES PLANTOUS
Domaine de la Noiseraie - 46350 Payrac

Résultats SAVEUR ARGENT 2017




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"LA NOIX ET VOUS"
Enquête de satisfaction


Un cortège de légendes

Originaire selon les uns des bords de la Caspienne ou du nord de l'Inde, des Balkans ou du Caucase selon les autres, le noyer est, avec le figuier, l'arbre le plus anciennement cultivé.
Il était connu des Grecs quatre siècles avant JC mais ces derniers ne s'y intéressèrent que lorsque les Perses, voici plus de 2000 ans, leur révélèrent une variété donnant des fruits bien plus savoureux que leurs noix sauvages.
Ils considérèrent alors qu'il suffisait d'avoir des noix et du vin pour s'estimer parfaitement heureux.
De Grèce, le noyer s'installa en Italie où les Romains donnèrent au noyer le nom de Jovis glans, le gland de Jupiter, car ils pensaient que Jupiter leur avait offert cet arbre porteur de fruits si fécond.
Cette dénomination engendra l'appellation botanique "Juglans régia" ou noyer royal.

On a prêté bien des pouvoirs aux noyers et à la noix.
L'ombre du noyer avait mauvaise réputation. Il n'y a pas si longtemps, l'on assurait dans les campagnes qu'il ne fallait pas se reposer ou sommeiller sous l'ombre d'un noyer sous peine de "ne pas se réveiller". Cette superstition était liée à la croyance de la sécrétion par les racines du noyer d'une substance toxique qui faisait périr tout ce qui pouvait pousser en dessous.
En fait, on risquait surtout d'attraper une pneumonie en passant du chaud au froid c'est pourquoi on relégua le noyer à l'écart des cultures.
Napoléon ne partageait pas cette crainte populaire. Pensant à ces troupes qui restaient plus vaillantes lorsqu'elles se déplaçaient à l'abri du soleil, il promulgua un décret qui fixait les distances à respecter lors de l'implantation des noyers au bord des routes.

Chaque noyer a ses sorcières, mais il n'est pas donné à tous de les voir !! il faut faire pour cela une promenade en solitaire le soir de la Saint Jean.
Les sorcières offrent le diable aux enfants gourmands, caché dans une noix, devenu alors une friandise empoisonnée.
On prétend aussi que le noyer servait de « salon des dames » pour les sorcières qui tenaient régulièrement leur conciliabule dans le feuillage.

Si l'arbre est maléfique, le fruit est bénéfique.
Considérée souvent comme un porte bonheur et tour à tour comme symbole d'abondance et de fécondité, la noix a nourri d'innombrables légendes.
Lors des veillées d'énoisage, alors qu'ils échangeaient des mots doux sous couvert des paroles du conteur animant la soirée, les gars faisaient cadeau d'une toute petite noix
«Lou cacalou» à leur promise. Si par la suite cette dernière la cassait c'était la rupture annoncée.
Parce qu'elle était un fruit bien protégé par sa coquille et ses différentes enveloppes, la noix était un symbole religieux dans les noces, célébrées ainsi sous les auspices de Jupiter.
De nombreux mariages étaient contractés sous les lancers de noix qui apportaient aux époux la protection (coquille) et l'entente (les époux seraient unis comme les coquilles d'une noix).


"De la légende à la mythologie..."


A l'époque préhellénique, en Crète surtout, le culte des arbres était le pilier de la civilisation. L'arbre avait une âme, manifesté parfois par un Dieu, le plus souvent par une déesse.
Dans la mythologie grecque, on rapporte que le roi de Laconie, Dion, avaient trois filles : Carya, Orphé et Lyco.
Chacune d'entre elles jouissaient du don de prophétie à condition qu'elles ne trahissent jamais les Dieux et qu'elles ne cherchent pas à savoir ce qui ne les concernait point.
Dionysos s'éprit de la plus jeune fille du roi de Laconie, Carya, qui se laissa séduire.
Ses s'urs, jalouses, la dénoncèrent au roi Dion qui, pour les punir de leur jalousie, les transforma en rochers.
Le chagrin, la honte et le repentir entraînèrent la mort de Carya. Les autres divinités, touchées du repentir de Carya, la changèrent en noyer fécond.
La nouvelle parcourut le pays de Laconie et le peuple, ému, décida de construire un temple dédié à Artémis Caryatis.
Pour soutenir le chapiteau, ils érigèrent des colonnes en noyer, taillées selon les formes sculpturales de la belle Carya, baptisées les caryatides.
Les cariatides ont survécu aux âges, immortalisées dans la pierre qui soutient le chapiteau de l'Erechthéion sur l'Acropole d'Athènes.

Vertus thérapeutiques...


Les vertus thérapeutiques de la noix n'ont autrefois pas toujours fait l'unanimité.
La forme très particulière du cerneau qui rappelle les hémisphères cérébraux faisait croire aux Anciens que la noix guérissait toutes sortes de maux de tête. Ce qui engendra par la suite bon nombre de croyances et de superstitions.
Selon Pline l'Ancien, les noix neutralisaient les poisons, mélangées avec de l'oignon, du sel et du miel elles étaient très efficaces contre les morsures de chiens même enragés.
Avec la coquille de noix on cautérisait les dents creuses. La coquille, brûlée et pilée dans l'huile, faisait croître les cheveux et stoppait l'alopécie.
Heureusement, aujourd'hui, des études scientifiques et médicales ont mis en évidence le rôle des noix dans le bon fonctionnement du système cardio-vasculaire.

Pour susciter autant de légendes, posséder autant de vertus et de pouvoirs réels ou supposés, le vieil arbre millénaire et son fruit ne peuvent qu'être bénis des dieux. Les anciens avaient raison.


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